Zelda : The Minish Cap

Test

Les graphismes

Le jeu est sans aucun doute l’un des plus beaux jeux GBA qu’il nous ait été donné de voir. Dès le départ, le joueur est immergé dans ce nouveau monde à tel point que l’on pourrait presque se transformer en Minish en touchant l’écran. Plus concrétement, le soft reprend le style graphique adopté depuis Four Swords mais l’améliore énormément. On a même l’impression que Link est beaucoup plus fin et mieux réalisé. Et cela applique également aux autres personnages et aux monstres. Les boss sont d’ailleurs énormes et jamais la GBA ne semble souffrir de ralentissements. L’aspect graphique a réellement bénéficié d’un soin particulier et cela s’en ressent dès l’introduction par une jolie fresque rappellant d’ailleurs celle de Wind Waker… Les différents écrans qui se succèdent sont tous d’une richesse graphique incroyable, remplis de divers détails qui peuvent paraître anodins mais qui rendent le jeu bien vivant.

La musique

Un aspect qui aurait pu poser problème mais non. The Minish Cap est également une pure réussite de ce côté. Les faibles capacités sonores de la GBA (comparées à celles d’une GameCube par exemple) sont exploitées de manière tout à fait ingénieuses et la variété des différents thèmes font que jamais le joueur n’aura l’envie de couper le son (sauf pour économiser ses piles ?). On retrouvera avec plaisir certains thèmes bien connus, directement issus d’Ocarina of Time et d’A Link to the Past ainsi qu’un petit clin d’œil au tout premier Zelda. Pour le reste, les thèmes inédits ne font pas défauts et sont au moins aussi intéressants que les reprises. On fredonnera sans même s’en rendre compte certains d’entre eux. En fait, comme pour Wind Waker, certains de ces inédits ont été composés à partir des anciens sur les mêmes tonalités de façon à ce que dès la première minute, le joueur sache qu’il s’agit bien d’un Zelda.

Le scénario

C’est la fête des Minish à la cité d’Hyrule. Un tournoi a été organisé et le vainqueur a le privilège de recevoir une épée de la part du Roi et de voir de ses propres yeux l’Epée Sacrée, scellée dans un coffre, celle-là même que les Minish, ce peuple légendaire d’êtres miniatures que les adultes –incrédules – ne peuvent pas voir, offrirent aux humains par le passé pour détruire le mal. Mais seulement voilà, un étrange inconnu du nom de Vaati remporte le tournoi et ouvre le coffre. L’Epée Sacrée se brise en morceaux et des milliers de monstres enfermés en son sein s’échappent. La princesse Zelda utilise alors ses pouvoirs pour les chasser mais se voit changée en pierre par un Vaati très contrarié. La situation est donc catastrophique et c’est vous, Link, qui allez une fois de plus être chargé de rétablir la situation. Et le jeune homme n’a guère le choix car étant un enfant, il est le seul capable de retrouver les Minish. L’objectif sera donc d’abord de les retrouver puis de leur faire reforger la lame brisée. Mais bien sûr, ce ne sera pas aussi facile… Une fois de plus, le scénario ne semble donc pas très original mais il réserve malgré tout quelques surprises auxquelles on ne s’attend absolument pas.

Maniabilité et objets

Nous sommes dans un Zelda 2D et par conséquent, le jeu a retrouvé son bon principe de jeu d’antan. On retrouvera donc l’assignement d’objets à A et B comme dans Oracle et Link’s Awakening mais avec ici une petite nouvelle, la touche R qui sera utilisée pour réaliser des actions particulières (Parler, rouler, lire, pousser, etc…). La maniabilité est exemplaire et jamais le joueur ne hurlera que c’est la faute du jeu s’il a perdu, sauf s’il fait preuve de mauvaise foi.

L’inventaire de Link sera également bien chargé et là j’applaudis enfin à deux mains ce Zelda car il fait preuve d’une originalité à tout instant. Originalité dans la quête, on l’a vu, mais originalité aussi dans les objets proposés car outre les classiques (Epée, bouclier, bombes, arc…), on retrouvera par exemple le Pot Magique. Capable d’aspirer et d’expirer toute sorte de choses, il servira aussi bien à tuer certains monstres, qu’à nettoyer le sol ou à faire du vent. D’autres objets inédits ponctueront la quête du héros mais n’en divulguons pas trop.

On notera aussi qu’en plus de tous les objets, le héros pourra améliorer ses capacités (vitesse de nage, vitesse de chargement d’épée, etc…) et acquérir de nouvelles techniques d’épées (dont une attaque en plein saut qui reparlera The Adventure of Link…)

La quête

La quête proposée se veut originale et prenante et c’est sûrement l’une des plus intéressantes jamais menées par notre lutin. Dans cette aventure, il sera capable de rétrécir à la taille des Minish, ce qui lui permettra d’accèder à de nouvelles zones et de proposer au joueur pas mal d’énigmes basées sur ce concept. Dans l’ensemble toutefois, le jeu est relativement facile et peut donc se terminer très vite. Le nombre de donjons est de 6 ce qui est un juste milieu entre Wind Waker et Ocarina of Time mais on notera que ces donjons se visitent avec un plaisir non dissimulé, tant ils sont bien conçus. Un réél effort a été fait aussi à ce niveau par les développeurs.

Toutefois, le jeu propose également quelques quêtes annexes et des mini-jeux. Certains sont bien connus comme le jeu des coffres, la chasse aux poules ainsi que la collection des figurines Tendo dont le principe a toutefois subi un petit lifting. Ici, il faudra échanger des coquillages (que l’on trouve partout comme les rubis) contre des figurines, sachant que plus l’on donne de coquillages, plus l’on aura de chances d’avoir une figurine que l’on ne possède pas encore.

Le meilleur pour la fin, la quête des Fragments du Bonheur est une vraie drogue et scotchera littéralement le joueur devant sa console. L’idée est tout simplement lumineuse. Chaque personnage du monde possède une moitié de fragment et tout au long du jeu, on trouvera d’autres moitiés. A chaque fois que seront assemblées deux moitiés, il se passera quelque chose dans le monde. Cela va de l’apparition de coffres divers ou de monstres dorés (gardiens de très gros rubis) à l’apparition de nouvelles zones. Le jeu est donc sans cesse renouvelé ce qui rend cette chasse aux fragments encore plus passionnante. Et sachant que le nombre de fragments est limité et que cette quête a une fin, que se passera t-il lorsque l’on aura assemblé tous les fragments ? Demandez à Tingle…

Il vous faudra compter au minimum une petite dizaine d’heures de jeu pour terminer la quête principale (tout dépend de votre niveau) et au final, si l’on ajoute les quelques quêtes annexes, on pourra atteindre une durée de vie d’une vingtaine d’heures maximum ce qui n’est finalement pas si mal pour un jeu de portable (mais ce qui reste assez faible pour un jeu d’action-aventure).