Zelda : The Wind Waker

Test

Grâce aux impressions laissées par des joueurs qui ont eu la chance de s’essayer à cette nouvelle aventure, j’ai pu constituer cette analyse ô combien complète sur le méga hit de tous les temps, tous les fans de Zelda n’ont pas d’autre choix que de succomber au charme de cet épisode parfait en tout point !

Le Graphisme

Le centre des débats de ce jeu, on a surtout apprit à s’habituer à ce style graphique et à faire abstraction à tel point qu’on finit par être convaincu que c’est un jeu tout simplement sublime. Jamais un jeu utilisant ce procédé de Toon Rendering n’a réussi et ne réussira jamais à égaler cette qualité, persos et décors vont très bien ensemble, les effets sont magnifiques, le souci du détail est poussé à l’extrême, il suffit d’observer l’horizon pour apercevoir les îles réellement modélisées, c’est tout simplement hallucinant ! Mais la plus grande stupé-faction est celle des sentiments si intuitivement représentés sur les visages de tous les êtres vivants du jeu. Car il n’y a pas que Link qui a bénéficié de ce travail, les personnages secon-daires ainsi que les ennemis agissent comme dans la réalité… Il devient ainsi irrésistible d’admirer les comportements de tout ce monde, il faut le voir pour le croire ! Des mauvaises langues vont sûrement qualifier ce jeu de « gamin » (pour changer) car il est vrai que ce style graphique ne rappelle pas un Resident Evil mais on ne peut que se réjouir alors de ne pas avoir les mêmes goûts que ces gens complexés ! Quoi qu’il en soit, on en prend plein la figure, effets spéciaux, lumières, ombres, animation sans faille et mise en scène grandiose, ce jeu surpasse sur ce point Ocarina of Time, et de très loin ! Si vous êtes toujours sceptique à l’égard de Wind Waker, essayez-le ne serait-ce qu’une heure, vous allez littéralement changer d’avis !

Le Son

On s’imaginait que le son ne pouvait plus tellement évoluer, nous avions tord, jamais un Zelda n’a réussi à créer une telle ambiance sonore. Les musiques composées par Koji Kondo sont le fruit d’une réalisation impeccable, finit les instruments midi et place à de vrais orchestres, violons, flûte… Des thèmes musicaux inédits et particulièrement excellents viendront rythmer vos actions ainsi que bien entendu quelques reprises d’anciens morceaux mythiques. Mais ce n’est pas tout, par exemple, pendant les combats, des coups d’orchestre peuvent surgir au moment où vous frappez avec votre épée, c’est de l’action comme vous le l’avez jamais entendu !Pour les bruitages, n’y allons pas par quatre chemins, la qualité est irréprochable, vos pas feront un bruit des plus réalistes dans l’herbe ou sur le sable, on a à faire ici à de l’interactivité omni-présente déjà bien appuyée sur le graphisme. Un point négatif qui pour moi n’en n’est pas un, le manque de voix pour les personnages, on en est resté aux textes, mais je ne pense pas que cela soit un handicap pour Wind Waker, il a tout de même réussi à avoir 40/40. Peut-être y aurons-nous droit dans le prochain Zelda…

L’interactivité et la Quête

J’ai déjà évoqué l’interactivité au niveau sonore, au niveau graphique, cela prend une dimension encore plus impressionnante, un ennemis projeté contre un mur, qui essaye de remonter sur une corniche pour éviter un bain de lave, l’herbe qui se plie à votre contact et qui projette de minuscules brins ou le gosse qui vous fonce dedans en se cognant… Ici, Miyamoto place la barre très haut, trop haut !

En ce qui concerne la quête de Link, elle va peut-être décevoir car uniquement composée de 4 donjons ainsi que des mini-qûetes obligatoires s’étalant sur une cinquantaine d’îles. La carte est immense, il vous faudra un peu près 10 minutes pour la traverser, vous aurez l’impression d’ef-fectuer un véritable voyage assistant aux levers et couchers de soleil somptueux, un dépaysement total. Dans un tout autre registre, les énigmes inédites ne manquent pas et ce ne sont pas les plus simples tandis que les habitués reconnaîtrons certaines tactiques à utiliser. Les énigmes des boss étant toujours plus astucieuses que la moyenne. Enfin, la durée de vie de 40 heures annoncée est sans contestation bien estimée. De belles heures de jeu en perspective aux côtés de Link.

Maniabilité et Objets

Inutile de dire que Nintendo produit les jeux les plus maniables au monde, Zelda ne dérogera pas à la règle, avec un système d’assignation d’objets appliqué aux boutons X, Y et Z, et ici grande nouveauté : 2 boutons d’action. Il était j’en suis certain pour vous difficile de ne pas vous tromper entre pousser un bloc et monter dessus ou bien lancer un objet et le placer devant vous… Grâce aux boutons d’action A et R, le problème est résolu. L’épée quant à elle se manipule avec le bouton B. Des objets, qui bénéficient d’une amélioration conséquente comme le grappin qui une fois lancé peut vous balancer ou vous hisser mais également de nouveaux trésors, une feuille mojo pour planer, une longue vue très utile et le célébrissime bâton du vent, sorte d’ocarina évolué conçu pour contrôler… le vent ! Venons-en maintenant à la caméra, le véritable fléau dans les jeux 3D. Ici, elle est tout simplement parfaite, contrôlable avec le stick C comme dans Mario Sunshine, elle laisse une liberté de cadrage qui peut vous faciliter dans vos actions. Mais comme Miyamoto pense à tout, cette caméra n’est pas seulement manuelle, une simple pression sur la touche Z fait passer cette dernière en mode automatique et là, les faignants seront satisfaits ! Et enfin, la Visée L permettra comme au bon vieux temps de « locker » ses ennemis pour assister à des combats mis en scène avec un soin tout particulier, avec en plus quelques mouvements supplémen-taires.




Scénario et Présentation

Un scénario qui nous est presque inconnu, et c’est tant mieux, on ne va pas vous gâcher la surprise, d’ailleurs on ne peut pas mais sachez qu’il s’annonce sous les meilleurs hospices et qu’au niveau présentation et déroulement de l’aventure, c’est le top !

Cet épisode n’a rien perdu de la série, je dirais même qu’il a réunit tout ce qu’il devait avoir, c’est un retour aux sources, à la qualité que proposait zelda sur Super Nes mais le passage à la 3D en plus.

Si vous avez aimé A Link to the Past, vous allez rester en extase devant Wind Waker, bénéficiant d’une réalisation impeccable et du scénario le plus poussé de la série. L’émotion grandit au fur et à mesure de votre progression, vous ne jouez pas à ce jeu, vous le vivez, c’est plus que du jeu vidéo, la vie est un jeu !